Meeting du Luma Tuning/Essai sur le tuning automobile

novembre 6, 2010 by admin  
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Meeting du Luma Tuning

Samir Mougas a écrit ce texte sur le tuning en 2007 lors de son post-diplôme de recherche au Pays-bas à Breda. Ici, le tuning et bel et bien décrit comme un art populaire, mais il postule une critique assez soutenue de l’idée de communauté dans le tuning.

Le tuning automobile consiste en la personnalisation d’un véhicule par son propriétaire. Le bricolage adapté au monde de l’automobile. Le véhicule est complètement transformé, tant au niveau de la carrosserie que du moteur ou des aménagements intérieurs. On peut tirer un parallèle intéressant entre le véhicule achevé et le chef d’oeuvre que les compagnons du devoir doivent réaliser en fin de formation. On obtient un objet unique, manufacturé, possédant de très hautes qualités esthétiques et techniques.

Meeting du Luma Tuning

Les fans de tuning fabriquent leur rêve de voiture, mais les composants nécessaires ont tous été pensés et fabriqués par d’autres. Voitures et composants sont produits à une échelle industrielle, formant un monde exhaustif d’accessoires. La matière première est déjà là, disponible sans aller la chercher très loin. Certains fans fabriquent eux-mêmes leurs accessoires (avec des résines synthétiques et de la fibre de verre) mais ils font figure d’exceptions. La consommation est donc le mode d’intronisation à l’univers du tuning. Ce qui en fait une communauté à la nature singulière.

Meeting du Luma Tuning

On peut qualifier les fans de tuning de nerds, tant cette pratique demande du temps (et de l’argent…) La communauté des nerds instaure tacitement ou non des rituels, des codes comme des balises de son existence. Le monde du tuning forme à mes yeux une anti-communauté. Les gens se rencontrent, discutent injection ou décibels, et fréquentent les mêmes stands lors des salons tuning. Soit. L’objet de cette anti-communauté est l’automobile. Tuner son véhicule, c’est travailler dans son garage, à l’élaboration de son véhicule. Des amis fans de tuning passeront bien voir un peu ou ça en est. Le monde du tuning forme une communauté de pratiques, mais une anti-communauté par ses moeurs, qui se course sur le réseau routier et rivalise de décibels. Qui se retrouve sur les salons pour s’arracher les derniers pares-chocs de cette marque italienne qui déchire.

Metting du Luma Tuning

Une communauté de consommateurs, qui achètent et accumulent des pièces détachées en un artefact composite, dont le monstre Frankeinstein serait une métaphore. J’irais même jusqu’à qualifier l’alliance entre le conducteur et son véhicule de cybernétique. Un alliage bio-mécanique : une créature formée d’un exo-squelette autour d’un centre nerveux. L’exo-squelette répond aux impulsions du centre nerveux, et possède des attributs physiques correspondant à ses fonctions. Une architecture fonctionnelle et esthétique. Selon moi, les voitures tunées sont aussi des masques, des artefacts dont la charge esthétique est travaillée et significative. Les véhicules ont des formes agressives, les courbes sont brisées, les pares-chocs rivalisent de perspectives, de grilles et de contreforts, l’habitacle est rabaissé, massif, les pots d’échappements béants, des baffles géantes occupant l’espace du coffre, les ailerons arrières se dressent tels la crête du coq. Une célébration de l’intimidation. On pense aux mille techniques mises en place par les animaux tant proies pour se protéger que prédateurs pour intimider. Des prothèses esthétiques pour le conducteur, qui augmentent les capacités de son corps.

Metting du Luma Tunning

Meeting du Luma Tuning

Sur le réseau routier, le véhicule devient l’interface principal des rapports entre usagers. Une batterie de témoins lumineux avertit de vos intentions et le code de la route permet d’instaurer un consensus et d’anticiper les comportements des autres usagers. Mais le sentiment de propriété lié au véhicule fabrique des rapports sociaux antagonistes. De nombreux piétons évoluent très calmement sur les trottoirs, aident les vieilles dames à traverser, mais peuvent se transformer en conducteurs pugnaces si ils ont un accrochage au volant. Sur la route, dans son véhicule, dans sa cellule individuelle transformée, le tuner est un conducteur comme les autres. Sa communauté et le reste des conducteurs deviennent des ennemis à la moindre menace. L’individualisme règne sur la route, et le tuning me parait incarner une certaine idée des rapports sociaux. Un dicton populaire veut que « l’extérieur de sa maison est ce que l’on montre à la communauté, alors que l’intérieur est ce que l’on se réserve. » Cette citation se retrouve inversée avec le tuning. L’extérieur de l’habitacle devient une vitrine pimpante offerte aux yeux de la communauté. Le tuning, c’ est donc en quelque sorte une esthétique de l’individualisme, sous des travers flashy et acidulés.

Meeting du Luma Tuning

Rédacteur : Samir MOUGAS
Photographe : Hervé LE LUHERNE

ATELIERS PORTES OUVERTES 2009

janvier 6, 2010 by admin  
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ateliers portes ouvertes


LIEUX COMMUNS


MAELLE DE COUX


GILBERT DUPUIS


SAMIR MOUGAS


MURIEL BORDIER


MAYA MEMIN

Photographes : Cloé DESMONS et Emilie GUHUR

SAMIR MOUGAS

juillet 12, 2009 by admin  
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Production: 40mcube

Après un diplôme à l’Ecole Supérieure d’Art de Quimper en 2005, Samir Mougas s’installe en Belgique et suit un post-diplôme de recherche à l’Académie Saint-Joost de Breda, au Pays-Bas. De retour en France en 2007, il s’installe à Rennes et engage une collaboration avec 40mcube où il présente sa première exposition personnelle importante : « Trout Farm » du 25 avril au 18 juillet 2009. Le travail de Samir Mougas se traduit par de la sculpture mais aussi par des œuvres en 2 dimensions, qui cherchent à interroger les spectateurs sur leurs propres présupposés et leurs certitudes.

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Semprecosi : pourriez-vous définir votre travail ?

Samir Mougas : C’est un mélange entre l’invention de formes et la reprise de formes, en plusieurs étapes. Je commence très souvent par du dessin, du croquis sur papier A4 ou des formats plus importants. Ces croquis sont scannés et repris avec Illustrator et des programmes de 3D simples. Ils sont ensuite transformés en peinture murale où en volume. Je fais rarement de maquettes, je me jette directement sur la production. Finalement, c’est une espèce d’alchimie entre formes, couleurs et matériaux qui anime mon travail, même s’il un peu facile de dire ça quand on fait de la sculpture.

Semprecosi : vous vous définiriez donc plutôt comme un sculpteur ?

SM : Oui. Si je regarde ce que j’ai fait aux beaux-arts, et ensuite, il y a quand même eu énormément de sculpture. Mais toutes les formes plates comme la peinture murale ne galopent pas très loin derrière.

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Courtesy Galerie ACDC

Semprecosi : est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur vos sources d’inspiration ?

SM : Quand j’étais étudiant, j’ai commencé par m’intéresser à des phénomènes assez populaires et un peu cheap, comme les O.V.N.I.. Je me suis rendu compte que ce thème renvoyait à d’autres problématiques. Les O.V.N.I ont pullulé durant la période de la guerre froide. Il s’agissait en fait souvent de prototypes aéronautiques aux formes inédites. Cela m’a amené à m’intéresser à des contextes plus larges, comme les interactions militaires et politiques, qui m’ont conduit vers des questions de société et m’ont amené à m’intéresser au design ensuite.

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Courtesy Galerie ACDC

Et maintenant, je me retrouve avec tout un panel de centres d’intérêts qui vont de la musique au design, en passant par la littérature et la science, créatrice de formes. Mes sculptures n’en sont jamais des citations directes, mais ces domaines culturels nourrissent ma recherche et mon imagination. Ces références ont évolué, certaines se sont additionnées au fur et à mesure.

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Courtesy Galerie ACDC

Semprecosi : vous utilisez vos travaux préparatoires, en tant qu’œuvres. Qu’essayez vous de transmettre en les valorisant de cette manière ?

SM : Je suis peut-être très économe car je recycle tout. J’essaye de valoriser autant un croquis sur papier qu’une photographie d’œuvre exposée. C’est vraiment l’idée d’un recyclage, de mettre en rapport les productions du présent avec les choses du passé. Pour ne pas oublier ce que j’ai fait avant. Je garde tout ce que vous appelez le travail préparatoire. Il n’est jamais très loin.

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Courtesy Galerie ACDC

Semprecosi : c’est l’idée du processus ?

SM : Oui, c’est ça, un processus d’artiste. Il y en a pour qui ça va être tout à fait différent.
Mine de rien, ça me pousse à faire beaucoup de travail qui finalement n’est pas de la production d’œuvre. Scanner mes croquis, les classer et les archiver, me prend énormément de temps.
J’essaye de garder mon dossier à jour, et c’est aussi intéressant pour moi que de travailler à l’atelier. Cela me permet de prendre un peu de recul sur la vraie production.

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Courtesy Galerie ACDC

Semprecosi : si vous aviez un message à transmettre à travers vos œuvres, ce serait lequel ?

Ce serait un énorme point d’interrogation. Tanguy Belbeoch a écrit un texte sur une sculpture que j’ai faite, « Le Sphinx », ou il dit : Samir Mougas répète l’éternelle question informulée : « ? »
Cette question est un simple point d’interrogation. Ça correspond assez bien à ce que je cherche en travaillant. Montrer ma propre stupéfaction en face de phénomènes qu’on ne comprend pas. Avec l’idée d’être surpris, étonné, et l’impression de ne pas vraiment comprendre ce qu’il se passe. Cette étrangeté, cette bizarrerie anime mon travail et ma recherche.

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Courtesy Galerie ACDC

Semprecosi : comment utilisez-vous la couleur ? Vous parliez de croquis au départ, j’imagine que le croquis n’est pas forcément coloré.

Cela dépend, les croquis sont souvent réalisés au crayon de papier ou avec des crayons de couleur. Je n’ai jamais été vraiment attiré par le recherche chromatique. J’utilise beaucoup des nuanciers existants, la norme RAL par exemple (nuancier qui existe dans toute l’Europe), qui sert pour les peintres en bâtiment. Je ne mélange pas de couleurs pour chercher, je ne suis pas un chimiste de la couleur.
Mes couleurs sont assez violentes, toujours en contraste et un peu criardes. Dans mon travail, la couleur n’est probablement pas aussi importante que la forme, elles vont pourtant de pair… disons que je me contente assez vite de ce que j’ai avec la couleur.

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Courtesy Galerie ACDC

Semprecosi : dans votre processus à quel moment intervient-elle ?

Au moment de la production des pièces. Des mises en couleur sont réalisées quand je fais des maquettes 3D sur ordinateur, mais ce qui apparaît sur l’écran est rarement ce qui va rester. Par exemple, quand j’ai fait des essais 3D de la limule, elle était orange et ce que je rajoutais dessus était rouge. Ca ne correspond pas du tout au résultat final !

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Courtesy Galerie ACDC

Semprecosi : comment procédez-vous au choix des matériaux ?

Les matériaux ont tous un grain leur étant propre, mais en sculpture la surface est aussi importante que la structure. C’est l’éternel combat de la structure par rapport à ce quelle supporte.
Pour produire la limule, nous avons recherché et mis en place avec 40mcube une chaîne de production adaptée. Nous sommes partis d’une vraie limule qu’on a fait scanner en 3D. Le modèle 3D a été projeté à l’échelle de la sculpture, puis une ébauche à été découpée en polystyrène. Nous avons affiné l’ébauche en la sculptant pour avoir les vraies courbes de l’animal. L’ensemble a été rigidifié en stratifiant des couches d’époxy, qui a été poncé pour avoir l’aspect de la carapace. Chaque projet a des données formelles singulières, imposant ses contraintes, et ses matériaux.

Semprecosi : avez-vous un matériau de prédilection ?

J’ai commencé à travailler avec de la résine depuis août 2008. A Anvers, en Belgique, j’avais fait des formes oranges en carton résiné et leur potentiel m’a beaucoup plu. Je m’interroge beaucoup sur le moulage et la multiplication des formes permis par la résine. Je pense que c’est un peu mon matériau du moment. C’est toxique et un peu pénible à travailler, mais ça vaut le coup.

Semprecosi : par rapport à la sculpture, on pense toujours à son espace et à son contexte. Nous avons noté que vous exposiez aussi à l’extérieur. Comment peut-on passer d’un contexte white cube, musée, à un milieu urbain et est ce que vos œuvres ont le même sens selon le contexte ?

L’espace d’exposition traditionnel, ou white cube, est le cadre du 20ème siècle pour les sculptures et les œuvres d’art contemporaines. Dans l’espace public, il n’y a pas d’immobilité, il n’y a pas le même rapport entre l’environnement et les œuvres. Je suis assez intéressé par les deux contextes. J’ai exposé “Strategy and Tactics“ sur une place publique, et j’estime maintenant avoir complètement raté la présentation. L’œuvre posée au sol s’est fait happer par son environnement.
Je travaille avec un ami, Pacôme Béru, avec qui l’on fait principalement des performances et des actions en direct, en extérieur. L’espace public appelle des actions furtives ou non, quelque chose de l’ordre de l’expérience en temps réel. L’espace public permet de formaliser des rapports d’espace et de circulation: l’installation d’œuvres pérennes de commande publique m’intéressent aussi.

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Production: 40mcube

Semprecosi : comment a été défini le choix de l’échelle par rapport aux pyramides ?

Les gens pensent que le groupe de pyramides et la pièce orange sont deux pièces distinctes. L’échelle des deux ensembles est clairement là pour impliquer un rapport hiérarchique, ce n’est qu’une seule et même oeuvre. Celle-ci s’appelle « Strategy and Tactics » : j’essaye d’y mettre en balance deux univers de fabrication. D’un côté, on a le monde industriel avec la grande pièce orange, qui est là pour évoquer un prototype ou un moule, comme l’archétype même de la forme. Autour de cela se trouvent toutes les petites pyramides qui représentent plutôt le monde du bricolage, ce que les gens font chez eux, comment ils détournent les objets.

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Production: 40mcube

Le rapport d’échelle était assez évident, les pratiques individuelles étant beaucoup plus ramifiées. C’est l’idée de la guérilla, les pyramides sont plus petites et plus nombreuses. Leur taille est intéressante dans le rapport à la déambulation du spectateur, qui est obligé de faire attention à ne pas marcher dessus, il doit rester alerte en se baladant dans l’expo. L’échelle est un élément que j’apprends à calibrer au fil de chaque projet.

Semprecosi : et quel est le rôle du titre dans vos œuvres ?

Le titre est une entrée dans l’œuvre. Certaines de mes pièces n’ont pas de titre, ce sont des formes génériques qui n’ont pas besoin de qualification.
La limule avec son aileron s’appelle « un chaînon manquant » en référence aux penseurs de l’évolution du Vivant. L’opération appliquée à cet animal par le tuning est une image de leurs théories.
Un titre doit pouvoir circonscrire le contenu de l’œuvre ou au contraire s’en éloigner complètement. C’est un élément de littérature qui est là pour baliser un peu l’univers de l’artiste. J’aimerais beaucoup réaliser une exposition sans nom, avec des œuvres sans titres. Le Rien devient alors quelque chose, une façon d’appréhender le travail.

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Courtesy Galerie ACDC

Semprecosi : est-ce que ça peut être compris comme un indice pour le spectateur ?

Exactement, ou alors un indice sur une série, ou sur ce qui a amené à la fabrication, à la pensée de cette œuvre.
Ça change pour chaque artiste, je trouve que c’est même une norme. En art contemporain, les œuvres doivent avoir des titres. Je ne suis pas forcément d’accord avec ça, mais pour cette exposition les titres sont importants pour que les gens appréhendent mieux ce à quoi ils se confronter.

Semprecosi : justement, par rapport à la place du visiteur, comment vous concevez la réception de vos œuvres ?

Dois-je vraiment concevoir la réception de mes œuvres ? Je ne sais pas trop. Entre les sculptures et la peinture murale, il y a une différence de réception. La limule a une échelle précise, le spectateur est obligé de le prendre comme ça.
Selon le mode d’accrochage et d’installation, je peux imaginer le point de vue du spectateur, d’où il va voir l’œuvre quand il va rentrer. Mais, je n’ai jamais travaillé en fonction des goûts du regardeur. Je pense que c’est peut être plus le but d’un designer.
Ce qui importe est d’aller au fond de la charge donnée à l’œuvre. Pour cette exposition, la disposition des pièces a été travaillé, on a essayé beaucoup de configurations
La place du spectateur, je la pense donc au niveau de la scénographie, du déplacement entre les œuvres.

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Courtesy Galerie ACDC

Semprecosi : quels sont vos projets pour le futur ?

Pendant mes études, j’avais fait une sculpture avec des morceaux de canoës que je trouvais était plus ou moins ratée, pas très belle et mal gérée en terme de surface. Je l’ai finalement jetée et avec le temps je me rends compte qu’il s’agit de l’un de mes travaux préférés, extrêmement simple à réaliser et à appréhender. Je voudrais retravailler avec des morceaux de canoës. Cette idée de composer quelque chose avec un morceau extrait et répété, c’est de l’anti moulage. Je récupère de éléments d’objets crées par moulage. Je ne dirais pas le mot ready-made parce que ça n’est pas vraiment une notion avec laquelle je travaille.

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Courtesy Galerie ACDC

Semprecosi : c’est l’idée du recyclage ?

SM : Disons que dans les faits, c’est du recyclage mais ce qui m’intéresse aussi là dedans, c’est que je n’ai pas à choisir ni les couleurs ni les formes. J’interviens comme quelqu’un qui coupe des petits morceaux et qui les repose au sol. C’est très simple. Le recyclage est très intéressant : le bois des pyramides de « Strategy & Tactics » est recyclé. Il provient de meubles usagés ou de stocks morts de menuiseries.
Au début, c’est un principe économique pour travailler sans trop de moyens qui prend du sens à travers certaines sculptures. Le recyclage est problématique, à certains moments je n’ai pas le choix et à d’autres, il devient parti prenante de l’œuvre, sa logique même.

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Courtesy Galerie ACDC

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Courtesy Galerie ACDC

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Courtesy Galerie ACDC

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Rédactrice : Anne-Sophie VENTURINI